Vendredi 13 2009 Critique Essay

 

Réalisé par : Marcus Nispel

Scénario de : Damian Shannon et Mark Swift

Acteurs : Jared Padalecki, Derek Mears, Amanda Righetti

Année de production : 2009

Date de sortie en DVD/Bluray en France : 11/08/2009

Date de sortie au cinéma en France : 11/02/2009

Pays : Etats-Unis

 

Synopsis

Un groupe d'adolescents découvre le camp de Crystal Lake en même temps que le terrifiant Jason Voorhees et ses intentions meurtrières...

 

 

Avis de Billy Loomis

 

Et encore un ! L'increvable Jason est de retour... Mais ici on ne parlera pas de suite, non plutôt de remake...
Vendredi 13 a connu une ribambelle de suites, son boogeyman Jason Voorhees fait partie des icônes du film d'horreur, mais la saga est pour ma part bien fade. La plupart des suites se voient comme une copie de la précédente. Jason est mort... vivant... Mort-vivant, il a même fait un tour dans l'espace, puis a fini par rencontrer un autre boogeyman : Freddy...

Tout ça pour vous dire remake ou suite, peu importe, pourvu qu'il rehausse le niveau...
Marcus Nispel avait fait un travail honorable sur le remake de Massacre A La Tronçonneuse, il repart ici pour un nouveau remake (toujours sous une production Michael Bay), mais n'y apportera pas grand-chose, à l'inverse de sa reprise de l'oeuvre de Tobe Hooper...

Les codes sont respectés à la lettre, dans l'ensemble ça reste divertissant et moins pénible que toute la série des 80's. Les scénaristes empruntent des éléments à plusieurs chapitres de la saga (oui, s'ils s'étaient inspirés uniquement du 1er, on n'aurait pas été loin !) et entament le film façon "dernier acte d'un Vendredi 13" (Jason est là, bien là et bien vénère !). Une façon de nous dévoiler un Jason plutôt tonique (cool), mais certaines de ses capacités sont un peu abusées ! Quant au trip à la See No Evil (je me garde une victime en cage), mouais bon...

Qui dit Vendredi 13, dit bande d'ados insupportables. Ici, on n'y réchappe pas et on ne pleurera pas les victimes (les trois quarts du casting sont horripilants), portés sur le sexe, l'alcool et l' herbe qui se fume bref, les joies de la vie... Et enfin qui dit Vendredi 13, dit aussi meurtres !
Là, Marcus Nispel ne déçoit pas : les fidèles coups de machette sont là avec d'autres joyeusetés sanglantes du même genre...

Vous comprendrez que pour moi Vendredi 13 c'est sympa ou c'est nul... Celui-ci est sympa !

Nispel rate son remake et copie sagement une saga sans scénario, au lieu de transcender le matériau de base. Triste idée.

L’argument : Un groupe d’adolescents découvre le camp de Crystal Lake en même temps que le terrifiant Jason Voorhees et ses intentions meurtrières...

Notre avis : Le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse, Marcus Nispel, penaud de l’échec de Pathfinder, a décidé d’accepter l’offre de Michael Bay et de remaker le classique du slasher Vendredi 13 ou plutôt de rebooter la fameuse saga aux 11 épisodes (si l’on compte le cross-over avec Freddy). Ainsi, ici, contrairement à l’original, il s’agit bel et bien de Jason le tueur et non de sa maman vengeresse qui sévit autour de Crystal Lake - celle-ci n’apparaît qu’au tout début du film, le temps d’une scène. De plus, la trame, dramatiquement famélique, reprend en fait des éléments des 6 premiers opus de la série. Le choix d’un nouveau remake d’un classique de l’horreur s’avère immédiatement facile pour le cinéaste-clippeur qui reprend tous les ingrédients à succès de son relooking du Tobe Hooper : des images qui lèchent la juvénilité des comédiens, une mise en scène tape-à-l’œil et des meurtres de boucher.
Cependant, les Français peu friands des turpitudes de Jason, lui préférant dans les années 80 les pitreries macabres de Freddy Kruger, l’autre grand croque-mitaine de la décennie, ne verront pas forcément d’un très bon œil cet hommage, car contrairement au remake de Texas chainsaw massacre, celui-ci n’est pas une relecture d’un script original, mais plutôt une simple enfilade de clichés sans conséquences où le cinéaste se contente de filmer proprement des situations manquant de bruit, de fureur et même d’hémoglobine. Les meurtres bien trop lisses, sont précipités sans grande mise en scène et donc sans aucun suspense. Quant aux personnages, identiques à l’esprit de la série, ils ne font qu’illustrer l’esprit « sex, drug and bullshit » (pour le coup les amateurs de nibards apprécieront le côté déshabillé de cette production pourtant américaine). Enfin, le récit improbable et téléphoné est d’une nullité affligeante ; il se contente de précipiter les apparitions du tueur doué du don d’ubiquité.
Bref, on trouve le temps long et on s’ennuie ferme face à ce morceau de viande avarié remis au goût du jour sans talent par de vilains copycats. Loin du coup de génie de Massacre..., on assène au spectateur un coup de bluff doublé d’un coup de marketing plus réussi que le film, qui ne se justifie jamais artistiquement. Ses auteurs ne cherchent jamais à transcender le maigre postulat de départ d’une saga plutôt sympa en son temps, qui, tout le monde le sait, n’est pas passée à la postérité pour la qualité et l’inventivité de ses scénarii. Diable, Vendredi 13 version 2009 fait donc partie de ces productions qui ne servent à rien. Vivement samedi 14 !

 Les photos
 Le box-office des Vendredi 13
 LE TOP 5 DES REMAKES
 Remakes horrifiques, une décennie de box-office

© Paramount Pictures

Frédéric Mignard

0 thoughts on “Vendredi 13 2009 Critique Essay”

    -->

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *