Natalie Dessay Vocalises Cd Now

French soprano Natalie Dessay first rose to global prominence in 1990, winning first prize at the International Mozart Competition in Vienna. In the years to follow, she made her debuts with the Opéra Bastille, Vienna, Lyons, Aix-en-Provence, Metropolitan, and La Scala opera houses, returning to the Met in 1997 in Adriane and The Tales of Hoffman. After making her solo recording debut on EMI in 1995 with a set of Mozart concert arias, she released French Opera Arias in 1996, and the LP Vocalises in 1998. Recordings of operas by composers such as Mozart, Donizetti, Monteverdi, and Bellini followed in the 2000s, as did solo albums including 2007's Italian Opera Arias and 2009's Bach: Cantatas. In 2013, Erato released Entre Elle et Lui, which saw Dessay accompanied by Michael Legrand on his own songs. That same year, after appearing at the Met in Handel's Giulio Cesare and in Toulouse as Massenet's Manon, Dessay, still in her late forties, retired from the opera stage.

The singer returned to the studio, however, and in 2016 released her first English-language album, Pictures of America. Consisting of selections from the Great American Songbook, it was released by Sony Classical. A year later, the same label issued Between Yesterday and Tomorrow, a previously unrecorded Legrand oratorio for one voice and orchestra that had been offered to Barbra Streisand in the '70s. ~ Marcy Donelson & Jason Ankeny

Poursuivant une carrière débutée il y a un peu plus de vingt ans, Natalie Dessay ne cesse d’explorer son paysage vocal, confirmant un mouvement qui, depuis une dizaine d’années, l’a conduite à retrouver la mélodie française (notamment accompagnée du pianiste Philippe Cassard), et à aborder des rôles plus inattendus pour une soprano léger : Cléopâtre dans Giulio Cesare de Haendel au Metropolitan Opera de New York dans la mise en scène « bollywoodienne » de David McVickar (2012) et à l’Opéra de Paris dans une mise en scène de Laurent Pelly (2011) ; mais aussi Violetta dans Traviata à l’Opéra de Santa Fe (2009) puis au Festival d’Aix-en-Provence dans une mise en scène de Jean-François Sivadier (2011), Musette dans La Bohème (Opéra de Paris, 2009) ou encore Mélisande qu’elle chante pour la première fois au Theater an der Wien de Vienne (2009). Enfin, elle révèle au public ce qu’elle appelle « sa vraie voix » en abordant, avec autant de naturel que de maîtrise, les chansons de Michel Legrand (2011-14), ouvrant ainsi la porte à d’autres répertoires choisis.

S’ils créent l’événement, chacun de ces choix confirment avant tout la passion de Natalie Dessay pour la scène, le jeu et des rôles qui lui permettent d’incarner de grandes héroïnes avec une émotion absolue. Le public n’est pas prêt d’oublier ses interprétations de Manon de Massenet (comme en 2008 à l’Opéra de Chicago aux côtés de Jonas Kaufmann et en 2007 à Barcelone avec Rolando Villazon dans une mise en scène de David McVicar), Ophélie dans Hamlet d’Ambroise Thomas (en 1996 à Genève puis en 2003 à Covent Garden) ou encore Lucia de Lammermoor de Donizetti (en 2001 puis en 2007 au Metropolitan Opera de New York et à Paris) sans oublier ses Zerbinette d’anthologie dans Ariane à Naxos (Metropolitan Opera 1998 , Salzbourg 2001, Paris 2003).

D’autres rôles sont aussi indéfectiblement liés à cette chanteuse atypique. À commencer par les personnages de ses débuts éblouissants : celui d’Olympia dans Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach qu’elle interprète une première fois en 1992 sur la scène de l’Opéra Bastille dans une mise en scène de Roman Polanski, puis en 1993 pour l’ouverture de l’Opéra de Lyon dans une mise en scène de Louis Erlo. Jusqu'en 2001, elle interprètera ce "véritable numéro de music-hall" dans huit productions différentes, dans des mises en scène signées Alfredo Arias ou Robert Carsen… Son nom demeure aussi lié à celui de la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée, rôle qu’elle chante pour la première fois en 1994 sous la direction de William Christie dans une mise en scène de Robert Carsen.

Si elle reçoit à cinq reprises une Victoire de la Musique, ses talents de comédienne sont honorés à Londres en 2008 lorsqu’on lui remet le prestigieux Laurence Olivier Award pour son interprétation remarquable du rôle de La Fille du Régiment de Donizetti dans une mise en scène hilarante de Laurent Pelly à Covent Garden. Ce prix vient rappeler d’autres succès : Alcina de Haendel à l'Opéra Garnier où elle a partagé la scène avec Renée Fleming et Susan Graham sous la direction de William Christie (1999), Orphée aux Enfers sous la direction de Marc Minkowski (1997), Le Rossignol d’Igor Stravinski sous la direction de Pierre Boulez (1997), Lakmé de Léo Delibes (1995).

Autant d’interprétations jalonnant le parcours de Natalie (sans "h", hommage discret à Natalie Wood), née en 1965 à Lyon, qui, après s'être rêvée danseuse, entame parallèlement des études d'allemand, de théâtre et de chant. Elle quitte à 20 ans le conservatoire avec un premier prix. L'Opéra de Paris l'invite à intégrer son école avant que le Staatsoper de Vienne l’accueille (1993). Elle y venait pour un rôle, on lui propose d'intégrer, pendant un an, une troupe prestigieuse. La suite est connue…

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